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Enseignement du français
Le projet de la francophonie universitaire a, d’abord, une fonction linguistique. Ainsi commence le descriptif du premier programme d’action de l’AUF « Langue française, francophonie et diversité linguistique ».
L’enseignement du français dans les universités de la région est aujourd’hui considéré comme une des priorités du Bureau Europe Centrale et Orientale. Depuis le début de l’année 2005, cette priorité s’est concrétisée par la mise en place d’un plan de soutien à l’enseignement du français au sein des filières universitaires francophones soutenues par l’AUF.
Ce plan se divise en quatre grands axes :
1. Soutien à l’enseignement du français : soutien aux enseignants.
- Mettre en place un plan de formation en français sur objectifs spécifiques pour les enseignants de langue.
- Encourager les enseignants de langue et les enseignants de spécialité à travailler ensemble afin de déterminer un minimum d’objectifs communs.
- S’assurer d’un niveau de maîtrise linguistique suffisant pour l’ensemble des enseignants qui interviennent au sein des filières. Proposer une aide adaptée en cas de difficulté.
- Proposer, sur la base du volontariat, des formations pour le perfectionnement linguistique des enseignants de spécialité.
- Repenser en fonction des besoins de chaque filière les contenus des cours de français ainsi que la méthodologie à employer.
- Favoriser la dotation pédagogique des chaires de langue française qui interviennent dans les filières.
2. Soutien à l’enseignement du français : soutien aux étudiants.
- Proposer aux étudiants en difficulté des cours de soutien, des formules de tutorat pour pouvoir rattraper leur retard.
- Valoriser les activités extra-universitaires des étudiants impliquant la maîtrise de la langue française (activités associatives, artistiques etc..).
3. Soutien à l’enseignement du français : meilleure coordination des acteurs de la Francophonie.
- Mieux coordonner et envisager des partenariats entre les filières et les autres acteurs de la Francophonie tels le réseau des lycées bilingues ou les centres culturels ou les Alliances Françaises.
4. Soutien à l’enseignement du français : réflexion au niveau institutionnel.
- Revoir à terme les critères de sélection linguistique à l’entrée en filière francophone.
- Réévaluer l’importance des cours et des examens de langue française dans le cursus des étudiants.
- Exiger de tous les boursiers AUF, issus des filières, un niveau de langue satisfaisant.
Devant le succès remporté par ces actions en faveur des filières francophones, le BECO souhaite aujourd’hui soutenir l’enseignement du français dans l’ensemble des départements d’études françaises des universités membres.
La Francophonie, dans le sens de maîtrise et connaissance de la langue française, dans la région n’est pas un acquis et il importe de la soutenir ; elle est le pilier central de toute nos actions de coopération. Dans cette optique il nous paraît aujourd’hui indispensable d’aider au mieux les départements d’études françaises qui sont les garants de cette Francophonie.
Pour tenter de répondre, à son échelle, aux demandes récurrentes des enseignants de français, le BECO organise fin novembre 2005, à Sinaia, la première réunion régionale des départements d’études françaises ; cette réunion aura les objectifs suivants :
- Faire mieux connaître dans la région le programme 1 de l’AUF « Langue française, francophonie et diversité linguistique » et les possibilités qu’il offre, en particulier les réseaux de chercheurs et les réseaux institutionnels qui lui sont liés.
- Rappeler et travailler sur les enjeux actuels de l’enseignement des langues à l’université ; formation des futurs enseignants, adaptation des cursus au cadre européen commun des langues, réflexion sur le français de spécialité etc..
- Initier des collaborations régionales dans ce domaine.
Si elle représente un pas important cette réunion n’est cependant pas une fin en soi ; nous souhaitons nous donner de réels moyens pour que les pistes de réflexion qui émergeront de cette rencontre ne restent pas lettre morte.
C’est pourquoi le Bureau Régional souhaite orienter, en 2006, une partie des bourses au bénéfice des départements d’études françaises de nos universités membres en privilégiant les domaines suivants :
- Formation initiale des futurs enseignants de français
- Professionnalisation des cursus
- Adaptation à l’évolution des disciplines concernées.

